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RGPD et enregistrement d'appels : informer et conserver justement

Un guide pratique fondé sur les recommandations de la CNIL : finalité, information en deux temps, accès et durée de conservation.

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Équipe DEKROSH
6 min de lecture

Cet article a été rédigé avec l’assistance d’une intelligence artificielle et publié sous la responsabilité éditoriale de DEKROSH. Les illustrations de ce blog sont générées par IA. Les sources officielles utilisées sont indiquées dans le texte.

Enregistrer un appel n'est pas un réglage anodin. Le responsable du traitement doit définir une finalité précise, choisir une base légale adaptée et vérifier que l'enregistrement est nécessaire et proportionné. Le simple fait que la fonction existe ne suffit pas.

Enregistrer seulement ce qui est nécessaire

La CNIL rappelle que l'écoute ou l'enregistrement ne doit pas être permanent ni systématique, sauf obligation légale particulière. Pour la formation ou l'évaluation, un dispositif ponctuel et limité est à privilégier. Si une prise de paiement ou une donnée sensible n'a pas à être enregistrée, prévoyez une pause ou un canal distinct.

Informer en deux temps

Au début de l'appel, une information courte doit indiquer au minimum l'existence de l'enregistrement, sa finalité et la manière d'obtenir les informations complètes ou de s'y opposer lorsque ce droit s'applique. Une page détaillée doit ensuite présenter l'identité du responsable, la base légale, les destinataires, la durée, les droits et le contact compétent.

Exemple à adapter : « Cet appel peut être enregistré pour [finalité]. Pour connaître vos droits ou vous opposer à l'enregistrement, consultez [adresse courte] ou dites-le maintenant. »

Si l'appel est aussi pris en charge par une IA, dites-le séparément dès la première phrase : « Bonjour, je suis l'assistant IA de [entreprise]. »

Fixer une durée liée à la finalité

Il n'existe pas une durée universelle valable pour tous les appels. Dans son référentiel 2026 sur la gestion des ressources humaines, la CNIL indique que les enregistrements destinés à la formation, à l'amélioration de la qualité ou à l'évaluation peuvent être conservés six mois au maximum, et les documents d'analyse un an au maximum en archivage intermédiaire. Une autre finalité peut conduire à une durée différente : elle doit être documentée et réévaluée.

Organiser les droits et les accès

Limitez l'accès aux personnes habilitées, tracez les consultations et prévoyez une procédure pour retrouver, écouter, extraire ou supprimer une conversation lorsque la demande est fondée. Le droit à l'effacement n'est pas absolu : une obligation légale ou la défense d'un droit peut justifier une conservation limitée.

Ne pas oublier les salariés

Les personnes dont les appels professionnels sont enregistrés doivent également être informées. Selon la situation, la consultation des représentants du personnel et l'inscription du traitement au registre interne sont nécessaires.

Ce guide fournit des repères généraux et ne remplace pas l'analyse de votre activité, de votre convention collective ou d'une obligation sectorielle.

Sources officielles

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